Quand commencer le traitement de la vigne ?

Les cultures viticoles sont exposées à de nombreux risques de maladies de feuilles et de grappes. Fort heureusement, il existe depuis quelques siècles des solutions contre ces différentes menaces. Afin de préserver son vignoble et d’assurer la bonne qualité de la récolte, le vigneron doit savoir réaliser le traitement de sa vigne. Souhaitez-vous savoir quand commencer le traitement de votre vignoble pour mieux l’entretenir ? On vous explique le moment opportun pour commencer à traiter une vigne.

Le traitement préventif : la meilleure approche

La première des choses dont il faut prendre conscience est la vulnérabilité de la vigne aux contaminations. Tous les cépages sont exposés au risque de maladie. Qui plus est, les plants ne disposent pas de défense naturelle contre les ravageurs. Pour efficacement les protéger, il faut alors réaliser un traitement méthodique et astucieux afin d’empêcher leur infection.

Vous serez alors bien avisé de commencer à traiter votre vigne avant l’apparition des maladies. Le plus tôt vous débutez le traitement de votre vigne, le mieux elle se portera. Vous ne devez cependant pas faire un traitement suivant votre volonté. Le modèle d’application adapté est fonction du type de traitement que vous souhaitez réaliser. Les périodes de traitement de la vigne pour une protection efficace sont plus ou moins conventionnellement connues.

Commencer le traitement contre le mildiou dès la jeunesse des plants

L’une des plus grandes maladies auxquelles sont exposées les vignes est le mildiou. Le traitement le plus efficace contre ce dernier est à base de sulfate de cuivre. Ce traitement est également connu sous le nom de Bouillie bordelaise. Généralement, le sulfatage s’étend de la moitié du mois de mai à la moitié du mois d’août.

Débuter le traitement avant la floraison

Le sulfatage débute très tôt, bien avant la floraison. La première application doit intervenir dès que les jeunes pousses ont entre 10 et 15 cm. En effet, les jeunes pousses requièrent une attention particulière. À cette étape, les jeunes plants ont une vulnérabilité plus accrue. Aussi bien la tige des plants que les feuilles peuvent être contaminées. Le vigneron doit alors réaliser un traitement minutieux de sa vigne. Il doit s’appliquer et réaliser un suivi régulier de l’état de sa culture.

Poursuivre son traitement après la floraison

Plus important encore, le vigneron doit poursuivre le traitement sur toute la période indiquée. Lorsqu’il s’arrête en cours de traitement, il expose sa vigne à de grands ravages. Après la floraison, il doit encore appliquer le traitement. Au début de la véraison, une nouvelle application du traitement doit être réalisée. La dernière période de traitement intervient à la mi-août. Ainsi, le vigneron protège convenablement sa vigne contre le mildiou.

Savoir commencer le traitement préventif contre l’oïdium

Le deuxième grand mal auquel est exposée la vigne est l’oïdium. C’est un champignon présent dans toutes les vignes. La particularité de la maladie causée par ce champignon est qu’elle est discrète. Certains vignerons ne remarquent même pas les contaminations de leurs plants. Ceci s’explique par le fait que les premiers signes apparents de maladie ne sont visibles sur les plants que deux semaines après la contamination.

Face à cette réalité, il est donc nécessaire pour le vigneron d’effectuer un traitement préventif continu pour éviter le développement de la maladie. Le moment du début du traitement varie en fonction de chaque parcelle de la vigne.

Début précoce sur les parcelles à drapeaux

Dans la vigne, certaines parcelles sont dites à drapeaux. Ce sont celles qui regroupent les cépages très sensibles qui sont alors le plus exposé à la contamination. Sur ces parcelles, le vigneron doit commencer le traitement dès que les plants présentent entre 2 et 3 feuilles. Ceci permet d’apporter aux plants de la protection durant leur période d’extrême vulnérabilité.

Début rapide sur les parcelles à historique oïdium

Généralement, dans les vignes, certaines surfaces subissent des attaques d’oïdium. On parle alors de parcelles à historique oïdium. Il est nécessaire de redoubler de vigilance dans la protection des plants qui poussent sur ces parcelles, car elles présentent un risque de contamination élevé. Ici, le vigneron devra commencer le traitement de la vigne dès que les jeunes pousses présenteront entre 5 et 6 feuilles. Dans les cas où l’historique est très dense et le risque beaucoup trop élevé, le vigneron peut débuter son traitement entre 3 et 5 feuilles.

Début relaxe pour les parcelles sans historique oïdium

Sur les parcelles qui n’ont jamais subi de contamination, le vigneron peut prendre son temps. Il commencera le traitement de la vigne lorsque les plants auront entre 8 et 10 feuilles. Une fois le traitement débuté, il doit continuer jusqu’à la fermeture de la grappe pour lutter contre tous les risques de contamination.

Le traitement curatif est-il possible ?

Les traitements curatifs de vigne qui existent ne sont pas très avancés. De ce fait, il faudra beaucoup investir avant d’obtenir des résultats quelque peu satisfaisants. Toutefois, certains vignerons attendent tout de même l’apparition des symptômes de contamination avant de commencer le traitement. Cette méthode n’est pas la plus recommandée, car certains dégâts sont irréversibles. Idéalement, les traitements curatifs ne doivent être réalisés que rarement. Une attention poussée doit être accordée aux jeunes pousses afin de réaliser un traitement préventif efficace et préserver l’intégrité de la vigne.